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Après avoir été un outil déterminant dans la lutte contre le piratage des matchs de Serie A, le « Piracy Shield » s’apprête à étendre son champ d’action. Désormais, il cible aussi les événements en direct comme les émissions de télévision et les concerts. Cette décision marque un tournant dans la stratégie antipiratage italienne, avec des implications potentiellement vastes pour l’industrie du divertissement.
Les 3 points clés à retenir
Mis en place début 2024, le « Piracy Shield » a rapidement prouvé son efficacité en Italie contre le piratage des matchs de football de la Serie A. Aujourd’hui, son champ d’action s’élargit. Grâce à un nouvel amendement voté cet été, l’AGCOM a désormais le pouvoir de bloquer les sites pirates dans les 30 premières minutes d’une diffusion en direct. Cela concerne aussi bien les films que les concerts ou autres programmes télévisés.
Sky Italia, détenteur exclusif des droits de diffusion de « The X Factor 2025 » sur Sky Uno, a réagi face au piratage récurrent de l’émission. Estimant que la diffusion en direct a une valeur économique comparable à celle du football, Sky Italia a sollicité l’intervention de l’AGCOM. En réponse, l’autorité a autorisé un blocage dynamique, visant à protéger non seulement les sites connus, mais également toute nouvelle adresse ou domaine diffusant illégalement le contenu.
Le blocage dynamique autorisé par l’AGCOM permet de cibler automatiquement les futurs noms de domaine, sous-domaines ou adresses IP associés aux services pirates. Cela signifie que même après la décision initiale, de nouveaux sites peuvent être bloqués de manière préventive. Ce mécanisme pourrait entraîner des blocages permanents, affectant potentiellement plus de contenus que ceux initialement visés.
Avec cette nouvelle approche, l’Italie ouvre la voie à une lutte renforcée contre le piratage. Si « The X Factor » est le premier test de cette extension, d’autres événements, tels que les avant-premières de cinéma ou les concerts en streaming, pourraient être prochainement concernés. Cette démarche pourrait inspirer d’autres pays européens, notamment la France où l’ARCOM étudie également des mesures automatisées similaires contre les flux IPTV illicites.
Sky Italia, acteur majeur de la télévision payante en Italie, a souvent été confronté aux défis du piratage. Depuis sa création, elle a cherché à protéger ses contenus exclusifs, notamment sportifs et culturels, des diffusions illégales qui nuisent à ses revenus. Son engagement dans ce nouveau cadre antipiratage témoigne de sa volonté de sécuriser ses droits et de proposer des contenus de qualité à ses abonnés tout en luttant activement contre les pratiques illicites.