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Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi l’État français s’éloigne des célèbres plateformes de visioconférence américaines comme Zoom et Teams? Dans un mouvement audacieux, la France choisit de faire confiance à sa propre technologie. Découvrez comment et pourquoi cette transition pourrait bien redessiner le paysage numérique de l’administration.
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L’administration française a décidé de s’éloigner des solutions de visioconférence américaines, telles que Zoom, Teams et Webex, pour embrasser pleinement Visio, une plateforme conçue et hébergée en France. Ce choix s’inscrit dans une volonté de renforcer la souveraineté numérique en réduisant la dépendance aux infrastructures étrangères et en améliorant la sécurité des données.
La dispersion actuelle des outils numériques dans les administrations françaises pose des problèmes de sécurité et de coûts. Visio, intégré à la plateforme LaSuite, et déjà adopté par le ministère des Armées, vise à résoudre ces problèmes en offrant une solution unifiée et sécurisée.
Depuis son lancement, Visio a vu son implantation s’accélérer dans divers secteurs de l’administration. Le CNRS, l’Assurance Maladie et la Direction générale des Finances Publiques figurent parmi les premiers à adopter cette solution. Le CNRS, par exemple, prévoit de remplacer Zoom pour ses 34 000 agents et 120 000 chercheurs d’ici mars 2026.
Actuellement, plus de 40 000 utilisateurs réguliers ont déjà adopté Visio, et l’outil continue de s’étendre à 200 000 agents supplémentaires. Cette adoption rapide témoigne de l’engouement et de la confiance des services publics envers cette solution tricolore.
Visio ne se contente pas d’être une alternative française ; il est également à la pointe de la technologie. Hébergé par Outscale, une filiale de Dassault Systèmes, et certifié par le label SecNumCloud de l’ANSSI, il garantit un niveau de sécurité adapté aux échanges sensibles de l’administration.
La plateforme intègre également une intelligence artificielle développée par la start-up française Pyannote, qui permet de transcrire et de distinguer automatiquement les locuteurs lors des réunions. D’ici l’été 2026, le laboratoire Kyutai ajoutera des fonctionnalités de sous-titrage en temps réel, renforçant ainsi l’accessibilité de l’outil.
Sur le plan financier, chaque tranche de 100 000 agents passant à Visio permet d’économiser un million d’euros par an, un argument de poids pour le ministre David Amiel, qui insiste sur l’importance de protéger les données et innovations françaises.
Visio est le fruit d’une volonté de l’État français de se doter d’outils numériques souverains. Développé par la direction interministérielle du numérique (DINUM), il fait partie de la stratégie nationale visant à sécuriser les infrastructures numériques publiques. Son intégration à LaSuite, une plateforme collaborative complète, marque une étape importante vers l’autonomie numérique.
En s’appuyant sur des technologies locales et en renforçant la sécurité de ses communications, l’administration française ambitionne de réduire sa dépendance aux géants technologiques étrangers, tout en soutenant l’innovation et l’économie nationale. Ce virage vers une technologie locale est un pas stratégique vers une plus grande résilience numérique.
Source : https://lasuite.numerique.gouv.fr/produits/visio