Table des matières
Pour la première fois, Amazon a dévoilé des données sur la consommation d’eau de ses centres de données, révélant des performances nettement supérieures à celles de ses concurrents. Dans un contexte où la préservation de l’eau est cruciale, l’entreprise met en avant ses innovations et projets visant à réduire son impact environnemental.
L’essentiel à retenir
Amazon utilise principalement le « refroidissement par air libre » pour ses centres de données, une méthode qui exploite l’air extérieur pour maintenir des températures optimales. Cette technique est utilisée 90 % du temps, limitant ainsi la nécessité d’un refroidissement par évaporation, qui consomme davantage d’eau.
Lors des pics de chaleur, Amazon bascule vers le refroidissement par évaporation, une méthode où l’eau est pulvérisée pour évacuer la chaleur. Comparée aux systèmes traditionnels, cette approche permet d’économiser entre 25 % et 35 % d’énergie, tout en réduisant l’empreinte hydrique.
Dans le cadre de son engagement en faveur d’une gestion durable de l’eau, Amazon a initié plus de 50 projets à travers le monde. Ces initiatives visent à restituer 5,8 milliards de litres d’eau par an aux communautés locales. Par exemple, à Hermiston, dans l’Oregon, l’eau du fleuve Columbia est stockée dans une nappe phréatique pour être utilisée en période de sécheresse.
En Espagne et au Mexique, Amazon développe des projets de réutilisation des eaux usées et de lutte contre la pollution des rivières. L’entreprise a également intégré l’utilisation d’eau recyclée dans 26 de ses installations, avec des plans pour étendre ce système à 130 autres sites.
Amazon a fixé un objectif ambitieux : atteindre un bilan hydrique positif d’ici 2030. Cela signifie que l’entreprise souhaite restituer plus d’eau qu’elle n’en consomme. En 2025, pour chaque quatre litres d’eau utilisés, trois litres étaient déjà restitués. Cette démarche est soutenue par des innovations technologiques et des collaborations locales.
Pour atteindre cet objectif, Amazon travaille sur l’optimisation des seuils de température dans ses centres de données. En augmentant ces seuils, les serveurs peuvent fonctionner efficacement à des températures plus élevées, réduisant ainsi la consommation d’eau nécessaire pour le refroidissement. Par exemple, dans le nord de la Virginie, cette approche a permis de réduire la consommation d’eau de 42 %.
L’industrie des centres de données fait face à des défis croissants en matière de durabilité, notamment en ce qui concerne la consommation d’eau et d’énergie. Les géants de la technologie, tels qu’Amazon, Microsoft et Google, investissent massivement dans des solutions innovantes pour réduire leur impact environnemental. Ces efforts incluent l’adoption de technologies de refroidissement plus efficaces et la mise en place de projets de gestion de l’eau à l’échelle mondiale.
La pression pour une gestion durable des ressources pousse également ces entreprises à collaborer avec des organismes de recherche et des gouvernements pour développer des normes et des pratiques exemplaires. À mesure que la demande mondiale pour des services numériques augmente, le secteur est contraint de repenser ses stratégies opérationnelles pour équilibrer croissance et durabilité.